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Gorges et cascades

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Avec trois sites particulièrement bien entretenus (gorges du Trient, gorges du Dailley et gorges de Tête-Noire), la vallée du Trient dans le Bas-Valais peut s’enorgueillir – et sans rire – de vivre à gorges déployées.

Les gorges du Trient : le vertige à l’envers

Première halte, à 5 minutes en voiture de Martigny : le village de Vernayaz qui s’ouvre sur la vallée du Rhône par les mythiques gorges du Trient. Archétypes de la gorge profonde, creusées par l’érosion du puissant torrent glaciaire du Trient, elles se visitent durant la période estivale grâce à des passerelles en bois construites à flanc de rocher, à 3 m au-dessus des flots tumultueux de la rivière. Au-dessus de soi : 200 m de roche, semblant monter vers l’infini et masquant presque entièrement le ciel. Une impression de vertige à l’envers, qu’accentue encore la présence de deux des plus hauts ponts d’Europe au-dessus (dont un de 1934). Malgré l’aspect impressionnant de la balade, il s’agit d’un parcours sans difficulté qui s’effectue en 40 minutes. Gérées par la société Design Floral depuis 2013, les gorges du Trient proposent au public un parcours didactique audiovisuel sur la géologie, la faune et l’histoire du lieu. Et pour finir en beauté, des contes et légendes inspirés de la magie du lieu achèveront de captiver les visiteurs.

Les gorges du Dailley : entre forêt de pins et constructions audacieuses

14 km plus loin, les gorges du Dailley prennent leur source dans le lac de Salanfe pour devenir, à Vernayaz, la fameuse cascade de la Pissevache. Au départ de Salvan ou des Granges, le chemin serpente agréablement en forêt pendant quinze minutes de plat. Débute ensuite une montée vertigineuse de 600 marches. De spectaculaires caillebotis de bois et de métal, témoignant du vaste chantier qui occupa les habitants de Salvan de 1995 à 2011. A l’opposé de l’encaissement des gorges du Trient, celles du Dailley flirtent avec le vide, entre blocs rocheux à pic et échelles ajourées. Les pins, particulièrement épanouis en raison des sols acides, confèrent à la balade une ambiance méditerranéenne vraiment dépaysante. A ne pas manquer en début de parcours, les marmites glaciaires – de petites cuvettes creusées dans la roche – qui font le bonheur des tritons et des salamandres… Cette promenade suspendue,  "pépère et sans danger" selon Dominique Fournier de l’Association des amis des Granges et du Bioley (AAGB), vous conduit en deux heures à Van d’en Bas. Pour le retour, le passage par le col de la Matze vous permet de rejoindre votre point de départ en une petite heure.

Gorges mystérieuses de Tête-Noire

Entre Finhaut et Le Châtelard, au lieu-dit Tête-Noire (1204 m), s’élevait une étrange pension au milieu d’escarpements formidables : l’Hôtel de la Couronne. Aujourd’hui disparu, il fut pourtant l’un des hôtels alpins les plus fréquentés de l’Europe du XIXe siècle. Un belvédère permettait aux touristes d’admirer des gorges de plus de 50 m de profondeur, alimentées par l’Eau-Noire, un affluent du Trient. En 1884, un sentier est enfin inauguré. Depuis la gare de Finhaut (à 36 km en voiture de Salvan), vous pouvez atteindre ce sentier en une heure de marche. Rejoignez la route en direction du Châtelard et suivez-la sur 1 km jusqu’à atteindre un cabanon sous lequel un sentier descend vers l’Eau-Noire. Après le passage du pont, continuez direction nord-est pour atteindre la clairière de Fouitelley d’où démarre le sentier des gorges proprement dit. Quatre échelles en bois de mélèze vous permettent de franchir une barre rocheuse. Puis des escaliers en pierre, des murets et des plateformes vous font descendre tranquillement en forêt avant d’atteindre la galerie. Là, 120 m de vertigineuses passerelles en bois surplombant la rivière vous conduisent jusqu’au féerique Temple des Nymphes : une grotte profonde où l’eau d’une cascade bouillonnante se déverse. Cette boucle familiale, qui se parcourt en 1h30, est une rafraîchissante échappée sauvage.

Les autres gorges de Suisse où couler des jours heureux…


Les gorges du Taubenloch (BE): un paradis sylvestre aux portes de la ville

Au plus profond des gorges du Taubenloch coule la Suze qui prend sa source dans le vallon de Saint-Imier (BE) et termine sa course dans le lac de Bienne. Si ces gorges sont réputées pour être les plus proches d’une agglomération en Europe, c’est que l’on s’en sert, depuis le XVIIe siècle, pour exploiter la force hydraulique de la rivière. Le chemin de randonnée, qui permet de traverser les gorges à pied, existe depuis 1989 et a été doté de panneaux didactiques sur la faune, la flore et l’histoire de l’énergie. Dans un cadre verdoyant (qui démarre par un canal et une place de jeux), les gorges déploient leur dédale de montages géologiques : rochers impressionnants, passerelles, bancs et foyers propices aux douces haltes, roches plissées formées il y a plus de 150 millions d’années…

Les gorges de la Jogne (FR): romantique et spectaculaire

A la sortie du village de Broc, en direction de Charmey, un chemin d’accès aux gorges de la Jogne a été aménagé au début du XXe siècle, lorsque la fabrique de chocolat Cailler y construisit ses installations pour la production d’électricité. Avec l’érection du barrage en voûte de Montsalvens en 1920 – le premier de Suisse – une vague de visiteurs déferla jusqu’à l’inauguration officielle du chemin en 1993. Le sentier s’enfonce sous les arbres tandis que la Jogne signale sa présence par le rafraîchissant fracas d’une cascade. L’entrée dans les gorges se fait par un tunnel creusé dans la roche. Puis le sentier serpente entre passerelles de bois, galeries sombres et escaliers. Après environ 1h de marche, ponctuée de falaises calcaires et de marmites glaciaires, grimpez jusqu’au barrage de Montsalvens puis suivez la berge, tout en anses et contours, pour rejoindre Charmey. Une idyllique aventure.

Les gorges du Nozon (VD): mystique balade, d'une abbatiale à l'eau vive

Non loin de la célèbre église clunisienne de Romainmôtier et au départ du village de Croy, longez le canal du Nozon – dont la rivière prend sa source aux environs de Vaulion –, puis suivez le balisage en direction de La Sarraz. Le chemin suit le cours d’eau et arrive en forêt. Après une descente glissante et assez raide, vous arrivez au pied d’une jolie cascade avant d’entrer dans les gorges proprement dites. Plus loin, la cascade du Dard, puis les idylliques chutes de la Tine de Conflens – un cirque rocheux confidentiel où se rejoignent la Venoge et le Veyron – vous permettront de vous ressourcer, au propre comme au figuré. Baignade, pique-nique ou méditation : tout est bon dans les gorges du Nozon.

Les gorges de la Tine (VD et FR): cascadeuse randonnée aquatique

Au-dessus de Montbonvon (FR) et à 10 km de Château-d’OEx, les gorges de la Tine, encaissées entre des falaises, font environ 1,5 km de long et ne se pratiquent qu’en canyoning. Equipés de la tête aux pieds avec une combinaison en néoprène, des chaussons et un casque, vous découvrez cette petite merveille de nature à travers rappels, sauts et toboggans naturels et nage en eau vive. Si l’accès se fait par une route goudronnée, puis un court chemin entre les arbres, ce paradis aquatique dépayse : chaos de roches, petites cascades, grandes vasques d’eau transparente, marmites glaciaires tourbillonnantes. "Tout nous rappelle que l’on est dans un véritable canyon !" s’enthousiasme Daniel Chézière, directeur de Swissraft, une société grisonne active dans toute la Suisse. A la fin du parcours, une passerelle permet d’admirer les "canyoneurs" finissant l’aventure.

Les gorges de l'Areuse (NE): fraîcheur sauvage au cœur de l'été

Présente-t-on encore les gorges de l’Areuse? Cascades, ravins, eau tumultueuse… Château d’eau du canton de Neuchâtel, elles drainent chaque été des milliers de visiteurs, attirés par la fraîcheur du chemin ombragé et l’écrasante beauté des canyons vertigineux. "Jadis, l’air des gorges de l’Areuse était réputé bénéfique pour les bronchitiques", explique Grégoire Monnier, accompagnateur en montagne travaillant au Point Information du Val-de-Travers. A Noiraigue, il vous suffit de suivre le sentier balisé qui longe l’Areuse. Cette rivière emblématique du Val-de-Travers prend sa source à St- Sulpice (NE) et vous conduit au gré de passerelles et d’escaliers au Saut de Brot, exemple canonique de la gorge profonde. Ici, un incroyable pont de pierre–reconstruit en 1897 après trois tentatives balayées par les crues ou les éboulements – permet de contempler les cimes du majestueux Creux - du -Van. Au bout d’une heure de marche, vous arrivez à Champ-du-Moulin, où le bien nommé Restaurant de la Truite vous régale de sa truite de l’Areuse "meunière", "aux herbes vertes" ou "au bleu". Puis le sentier vous entraîne subrepticement dans un tout autre spectacle, sauvage et rugissant. Le tronçon de Champ-de-Moulin à Boudry (2h) est vraiment le plus impressionnant. Des parois rocheuses massives, d’où jaillissent quelques arbres exilés, enserrent une rivière devenue bouillonnante. Des gouffres, que l’on appelle des "Gors" et dont le plus beau est le Gor de la Braye à la sortie des gorges, rythment votre étourdissante balade. Une fois le goulet rocheux franchi, le paysage s’apaise comme par enchantement. Et le bruit assourdissant de l’Areuse donne à nouveau la parole aux oiseaux.

Par Rédaction - Créé le 5 juin 2014 - Modifié le 7 juil. 2017

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