Stages d’été Happy Golf School à Crans-Montana (VS)
Du 13 juillet au 14 août 2026, des camps de vacances qui tapent dans le mille
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L’air est doux, pas un nuage dans le ciel vibrant de chaleur. L’envie de piquer une tête se fait sentir et par bonheur, les occasions de se rafraîchir ne manquent pas en Suisse, où lacs et rivières égayent les paysages de plaine et de montagne.
Loin des piscines où se pressent les foules, à distance des plages agréées (dont les 60 plus belles sont à retrouver dans notre dossier spécial plage suisse), il existe des lieux d’exception où pratiquer la baignade sauvage. Par définition, leur emplacement n’est pas mentionné sur les guides, et encore moins signalé par des panneaux. Et c’est là tout l’intérêt de ces spots d’eaux vives où le mot sauvage trouve sa juste expression : beauté naturelle, pureté, caractère secret, dimension insolite, expérience hors du commun.
En descendant des montagnes, les rivières creusent des fontaines, inventent des baignoires. Sur les berges des rivières, les roseaux s’écartent pour laisser place à des rivages de rêve, de sables et de galets. Autour des lacs, la frontière entre l’alpage et l’eau, infime, se franchit d’un pas.
Stages d’été Happy Golf School à Crans-Montana (VS)
Du 13 juillet au 14 août 2026, des camps de vacances qui tapent dans le mille
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Photo © Destination Gruyère
Les derniers vestiges du site médiéval de Pont-en-Ogoz, autrefois situé sur une presqu’île formée sur un méandre de la Sarine, sont atteignables en bateau ou en canoë depuis la petite ville du Bry. En 1947, l’achèvement du barrage de Rossens a noyé le tout, ne laissant apparaître qu’une chapelle et deux tours sur le lac artificiel de la Gruyère. Une baignade dans les eaux vertes d’Ogoz, c’est se plonger dans 800 ans d’histoire, avec le frisson de nager au-dessus d’une cité engloutie : des petites plages herbeuses et à l’ombre d’épais feuillus attendent les baigneurs. L’envie de se rafraîchir sera plus forte encore après avoir gravi les soixante-sept marches de l’escalier conduisant au sommet de l’une des deux tours médiévales.
Accès Gare de Bulle ou de Fribourg, puis bus 336 jusqu’au Bry, puis à pied jusqu’au port pour la location de bateaux

Avec ses rives souvent accessibles, même jusqu’au fond des gorges les plus sauvages, la Sarine est un régal pour les baigneurs. S’il existe entre le lac artificiel de Schiffenen et le bourg de Laupen quelques endroits charmants où se rafraîchir, notre choix s’est porté sur un site à deux pas de l’abbaye cistercienne d’Hauterive, au sud de la ville, dans la région de Matran. On y trouve une plage de galets nichée dans un méandre de la rivière, au cœur des canyons creusés dans la molasse. Idyllique, surtout si près de la ville.
Accès Gare de Fribourg, puis bus 336 arrêt « Grangeneuve, institut agricole », puis suivre le fléchage « Abbaye d’Hauterive », puis « circuit par la forêt »
En plein été, les abords du ruisseau de la Salanfe, au sommet de la cascade de la Pissevache et des gorges du Dailley, sont un havre de fraîcheur. Juste après l’Auberge du Vallon de Van, un petit pont donne accès à la rive droite. Pas encore le moment de se baigner. Commence alors une petite balade de 5 minutes sur la rive droite du ruisseau en direction de la « gouille à Jo ». L’endroit n’est pas signalé par un panneau, mais les baigneurs ne sauraient manquer cette piscine naturelle qui atteint 1 m 20 au plus profond. Les frileux y glisseront un orteil, les plus réchauffés y feront trempette, avec ou sans maillot. Un peu plus haut, qui ne craint pas l’eau froide trouvera son bonheur au pied de la dernière des chutes de canyoning, près du camping de Van d’en Haut, lequel figure parmi les meilleures adresses de notre dossier spécial camping suisse.
Accès Gare de Martigny, puis train TMR jusqu’à la gare de Salvan, puis 1h à pied ou bus jusqu’à l’Auberge du Vallon de Van, aux abords de la Salanfe

Photo © Vercorin Tourisme
A une telle altitude (2567 m), la baignade s’apparente plus à une douche froide et toutes les précautions d’usage s’imposent. Le lac du Louché n’en présente pas moins l’apparence d’une splendide piscine alpestre, au cœur d’un paysage minéral. Le site est classé d’importance nationale. Y songer avant d’en recouvrir la surface de crème solaire : faune et flore y ont droit de cité. Un petit bain, vite fait bien fait, juste histoire de dire qu’on y a trempé le bout du nez sous l’œil vigilant de la tour de la Maya. Au départ de Vercorin.
Accès Gare de Sierre, puis bus 411 jusqu’à Chalais, puis télécabine de Vercorin pour le crêt-du-Midi. De là, rejoindre à pied l’Ar du tsan par le chemin forestier (env. 1h40). Depuis ce point, le lac du Louché (balisé) est à environ 1h30. Pour le retour à Vercorin, suivre le chemin de l’autre versant via les gouilles de Potoc, qu’on appréciera avec les yeux seulement (env. 1h)

Bien connu pour ses stations de montagne, le val d’Hérens se prolonge par la vallée de la Borgne, plus secrète. En été, on se croirait en Corse ou dans le sud de la France. Et c’est dans cet univers sauvage, où les bois de pins et les prairies sèches dégringolent vers la plaine du Rhône, que se situent les sources de Combioula (dit aussi Combioule) qui sortent fumantes de la roche, offrant aux randonneurs le plaisir de bains thermaux en pleine nature. L’eau minérale coule dans des cuves naturelles peu profondes où il est aisé de se baigner. Certaines dégagent une forte odeur de soufre. Depuis cinq siècles au moins, les amateurs leur préfèrent les bassins accueillant une eau ferrugineuse, inodore. Dépaysement garanti dans ce Valais exotique, absolument pas balisé ni surveillé (attention également au cours d’eau de haut débit de la Borgne).
Accès Gare de Sion, puis car postal jusqu’à Vex. De Vex aux pyramides d’Euseigne, longer la rivière de la Borgne et la traverser sur la première passerelle. Une fois sur la rive droite, revenir en arrière sur près de 100 m

Photo © Swiss Alpine Emotion
Au fin fond du val d’Hérens, une petite merveille, couleur azur, attend les marcheurs: le Lac Bleu d’Arolla. Lové au coeur d’un site d’exception, à 2090 m d’altitude, dans un paysage de mélèzes et d’arolles, cette dépression naturelle doit sa couleur bleu vif à l’action conjuguée des algues et des argiles glaciaires.
On fera toutefois bien de profiter de la fraîcheur de l’air plutôt que de rechercher celle de l’eau. L’Office du tourisme demande en effet d’éviter de s’y baigner pour en respecter la faune et la flore ainsi que la qualité de l’eau.
Accès Gare de Sion, puis car postal jusqu’à Arolla. Depuis Arolla, un chemin pédestre facile vous amène au lac en 1h30

Photo © Catherine Gailloud
Se tremper dans le lac Retaud, c’est comme passer de l’autre côté du miroir. On y retrouve les Alpes vaudoises à l’envers, tout en nageant en plein ciel. Après une petite marche en montagne de 30 minutes, la sensation de l’eau fraîche est revigorante. En fait de plages, le lac Retaud offre tout le pourtour de ses rives herbeuses. Comme si les pâturages venaient s’abreuver dans cette majestueuse gouille alpestre. Il est aussi possible de faire une initiation au paddle ou de louer deux petites barques. A l’heure du bronzage, la terrasse toute proche du Restaurant du Lac Retaud s’impose. Quant à la glace aux petits fruits : c’est un régal.
Accès Gare d’Aigle, puis train ASD jusqu’aux Diablerets, puis bus jusqu’au col du Pillon. De là, courte marche à travers forêt et pâturages

Photo © Gabriel Garcia Marengo / Flickr
Le lac de montagne comme on en rêve, avec une eau turquoise, des berges adoucies par les pâturages et un liseré de forêts pour lui donner sa majesté. S’y tremper, c’est rentrer en communion avec le paysage alpestre. L’immersion sera de courte durée, les eaux sont fraîches et, surtout, les truites et autres perches ont droit à leur tranquillité. La légende dit aussi qu’un trésor de diamants repose dans ses fonds et qu’un monstre lacustre y monte la garde…
Accès Gare de Bex, puis chemin de fer jusqu’à Villars. Ensuite, train à crémaillère jusqu’à Villars-Bretaye: le sentier descend tout droit sur le lac

Photo © Etat de Genève
Aux portes de Genève, le vallon de l’Allondon est une extraordinaire réserve naturelle. La rivière, ayant conservé intacte une partie de sa dynamique alluviale, offre de nombreux espaces caillouteux et de petits îlots de verdure propices aux baignades. Mais l’Allondon exige respect et modération des citadins qui sont nombreux à y chercher le frais, en particulier le long du parcours de Russin à Dardagny (2h de marche sur des sentiers entre sous-bois et clairières), sur les deux rives, reliées par le pont des Baillets. Les eaux de l’Allondon ne sont pas assez profondes pour y nager mais, en se trempant dans son lit jusqu’à hauteur du torse, effet jacuzzi garanti !
Accès Gare Cornavin, puis RER Cornavin-La Plaine, arrêt « Russin », ou bus X arrêt « Dardagny »

Photo © Jura Tourisme
Le long des verdoyantes rives de cette rivière qui fait le bonheur des kayakistes, on peut se baigner à certains endroits. De Soubey-Moulins à St-Ursanne, en passant par Tariche, les occasions d’un baptême dans le Doubs sont nombreuses, avec le sentiment d’avoir atteint le paradis. Les amateurs de marche peuvent aisément relier Soubey à St-Ursanne en suivant les rives herbeuses du Doubs (18 km en 4h30, sans compter les haltes): la forêt proche, alternant avec de petites clairières ensoleillées, fait de ce parcours un ravissant paysage en clair-obscur. Des rochers affleurent tout au long de la rivière qui ne dispose pas de véritable plage. Lorsque le sentier s’interrompt, le passage d’une rive à l’autre s’effectue en barque. Il faut alors donner de la voix pour héler le passeur qui viendra vous chercher si vous êtes sur le côté opposé.
Accès Gare de St-Ursanne, puis car postal jusqu’à Soubey

Photo © Vincent Bourrut
Le seul nom de La Brévine donne des frissons. Mais en été, à 3 km à l’ouest de ce village surnommé la Petite Sibérie de Suisse, un minuscule lac aux eaux calmes invite à la rêverie et aux baignades. Tapis d’aiguilles de sapin ou moquette d’herbe tendre accueillent les pieds nus sur les berges de ce véritable miroir du ciel jurassien. En plein mois d’août, on peine à croire que ce petit lac fait office de patinoire en hiver…
Accès Gare de La Brévine, puis bus Les Bayards-La Brévine, arrêt « Les Taillères, Bout du Lac »