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DOSSIER | Animaux - Loisirs équestres | Suisse romande

Hue, poney !

Si les premiers poney-clubs se sont mis en selle dans les années 70, ce n’est que récemment que le babyponey a émergé. Pour accompagner cette cure de jouvence de la discipline, la pédagogie s’est mise au diapason des plus jeunes : de directive, elle est devenue de plus en plus ludique. Une façon de… débrider le plaisir des bambins, qui apprennent à leur rythme en s’amusant.


Mini-cavaliers, mini-montures

Les clubs suisses proposent majoritairement une mise à l’étrier dès 3 ou 4 ans, mais ils sont de plus en plus nombreux à offrir leurs premiers émois équestres aux petits dès 2 ans. Une évolution qui exige de développer de « nouvelles compétences spécifiques pour ce public, autant pour les enseignants que pour les poneys », souligne Sandrine Saillet, monitrice au Poney-club de Gland. Ce qui, dans son cas, a nécessité des séances de désensibilisation des poneys face aux réactions imprévisibles des tout-petits, ainsi que la mise en place d’un nouveau corpus pédagogique basé sur le jeu.

Les poneys Shetland, qui ne mesurent guère plus d’un mètre au garrot, accompagnent une initiation toute en douceur. Souvent inconscients du danger et spontanés, les tout-petits manifestent une curiosité naturelle pour ces bêtes aux bouilles de grosse peluche et au caractère docile. Et se sentent rapidement à leur aise avec elles.


Le b.a.-ba du dada

Avant de destiner son enfant à devenir le prochain Steve Guerdat, mieux vaudrait tester s’il accroche avec le poney. Lui forcer la main s’il n’a pas envie d’en faire ou s’il a peur des animaux ne conduirait qu’à le cabrer, et il en garderait des séquelles. Un baptême hippique peut prendre la forme d’une balade à l’extérieur avec l’animal tenu en rênes ou d’un mini-cours découverte en manège, voire d’une combinaison des deux, comme le propose le Centre équestre de Plan-les-Ouates en région genevoise. L’idéal étant qu’avant d’enfourcher sa monture, l’enfant se familiarise avec elle via les caresses et le pansage.

Le poney, ça le botte ? Une pratique régulière apprend au petit cavalier à s’habituer au mouvement de l’équidé et à l’accompagner avec son corps tout en conservant l’équilibre. Dans l’environnement sécurisé de la carrière, il accède peu à peu à l’autonomie. A travers les jeux et les exercices, il intègre des ordres simples lui permettant d’avancer, de s’arrêter, et s’entraîne à acquérir le « debout-assis » du trot. Dès 3 ans, il est capable de galoper. D’une durée de trois quarts d’heure à une heure, ces sessions sont partagées entre soins au poney, cours en manège ou promenade, limitant ainsi le temps effectif passé en selle.


Bien dans ses bottes

Alternative à l’équitation traditionnelle, l’équitation naturelle ou éthologique, applicable dès 12-18 mois, gagne doucement ses titres de noblesse. Il s’agit alors plus d’apprendre à connaître l’animal par une approche à pied que de s’initier à l’équitation à proprement parler. Le petit bout prodigue soins et caresses, et en vient par ce biais à surmonter la peur bien compréhensible qu’il pourrait ressentir face à une bête de 300 kg. Une méthode pratiquée par La Paloma au-dessus de Saint-Prex, qui propose notamment en période scolaire un jardin d’enfants équestre pour les tout-petits dès 2 ans.

Bien qu’elle rejette les étiquettes, dans la mesure où « il n’est pas du tout naturel de monter sur un cheval », Lisa Fatio tient les rênes d’un club unique en son genre en Suisse, lequel s’inspire de certains préceptes cités plus haut. A Martigny et de manière itinérante dans le canton de Vaud pendant l’été, L’école du cheval heureux cherche avant tout à développer un contact intuitif entre l’enfant et l’animal. Dès la maîtrise de la marche et en présence d’un adulte sécurisant, les bambins se familiarisent à leur rythme avec des poneys, et s’habituent à leurs bruits et à leurs mouvements parfois brusques. Ils acquièrent ainsi les bases de sécurité qui leur permettront de mieux interagir avec leurs compagnons à quatre jambes, et de devenir cavaliers s’ils le souhaitent.


Hip hip hip hippisme !

Quelle que soit l’approche choisie, il y a toutes les raisons de s’emballer pour cette activité qui favorise le développement psychomoteur de l’enfant. Outre le renforcement musculaire du dos, si la posture est bonne, le bambin gagne en coordination des membres du corps. Pour se faire respecter d’un animal bien plus gros que lui, le petit va devoir montrer patience, calme, respect et confiance. Malgré la différence de gabarit, c’est lui qui décide. Il va devoir signifier à sa monture qu’il est hors de question qu’elle le mène par le bout du nez, cela sans faire usage de la force, mais en imposant son autorité en douceur. De la clarté de ses commandes dépendra sa capacité à diriger et à freiner son poney. En bref, une excellente école de la vie au plus près des bêtes et de la nature !


Oscars de la mise en selle


Dès 18 mois
École du cheval heureux, Martigny-Combe (VS)


Dès 2 ans
Poney-club de Gland (VD) 
La Paloma, Yens (VD)
Ecurie du Borgeat, Cerniat (FR) 
Topeka Ranch, Chaumont (NE) 
Poney-club de Presinge (GE) 


Dès 3 ans
Ferme de Cery, Prilly (VD)
Centre équestre d'Yverdon-les-Bains (VD) 
École de poney, Fully (VS) 
Ecurie Panwall, Crans-Montana (VS)
Ecurie du Bainoz, Bollion (FR) 
Centre Equestre Plan-les-Ouates (GE) 


Dès 4 ans
Les poneys des Montbovats, Montfaucon  (JU)