Stages d’été Happy Golf School à Crans-Montana (VS)
Du 13 juillet au 14 août 2026, des camps de vacances qui tapent dans le mille
DÉCOUVRIRStages d’été Happy Golf School à Crans-Montana (VS)
Du 13 juillet au 14 août 2026, des camps de vacances qui tapent dans le mille
DÉCOUVRIRDepuis quelques années, la population du zoo de Zürich est en pleine transformation. Le parc a en effet fait le choix radical de n’héberger que des espèces menacées ou utiles à la recherche scientifique. Cette décision s’étend aussi à son espace Zoolino, dédié aux animaux de ferme.
Parmi ces animaux de ferme, quelques espèces sont très rares : le cochon noir des Alpes, la poule appenzelloise barbue, l’adorable lapin tacheté tricolore de Winterthur ou encore le mouton de l’Oberland grison qui vivent paisiblement au Zoolino pour le plus grand plaisir des visiteurs… et celui des carnivores du parc qui se délectent de leur chair.
Un paradoxe assumé par le zoo de Zürich : ces races rares, autrefois présentes dans les fermes et les montagnes suisses, ont quasiment disparu avec l’industrialisation.
Pour les conserver, toujours selon le zoo, il faut donc continuer à les élever pour leur viande, leur laine, leurs œufs – bref, pour leur utilité.
C’est ce qu’affirment le zoo de Zürich et ProSpecieRara, l’organisation partenaire de préservation des races rares, dans un communiqué du 20 août 2025.
L’argument est clair : sans débouchés économiques, ces espèces n’intéressent plus personne et s’éteignent. Mais peut-on vraiment parler de préservation lorsqu’une espèce ne survit qu’au prix de sa consommation ?
Ce débat soulève une réflexion plus large : la nature doit-elle toujours servir l’homme pour être protégée ? En réduisant la survie d’animaux rares à leur rentabilité, ne risque-t-on pas d’entretenir le même système qui a provoqué leur disparition ? Entre pragmatisme et éthique, le choix du zoo interpelle : protéger en tuant, est-ce un mal nécessaire ou une contradiction insoutenable ?