Expo Japon – Centre Migros Crissier (VD)
Du 23 juin au 4 juillet 2026, cap sur le pays du Soleil-Levant
DÉCOUVRIRMarcher sur la lune (ou presque) à Tsanfleuron
Se jeter à l’eau sans se mouiller à Loèche-les-Bains
Le savoir est une marche à Finhaut
Sortir le bleu de travail à Moiry
L’UNESCO au bout des lacets à Bettmerhorn
Mais avant de partir en rando…
Bon plan : le premier pas est gratuit avec le Mobility Ticket
Et parce que l’altitude, ça donne faim…

La distance entre le Valais et la Lune n’est finalement peut-être qu’une question de perspective… Dans la région du col de Sanetsch, au-dessus de Savièse, les lapiaz de Tsanfleuron déroulent un décor si étonnant que personne ne vous en voudrait si vous vous mettiez à la recherche d’un astronaute égaré autour de vous.
Façonné par le glacier et les intempéries pendant des millénaires, ce paysage karstique semble tout droit sorti d’un autre monde. Jusqu’à récemment recouverte par la glace, une partie du site continue de raconter l’histoire du glacier de Tsanfleuron, qui occupait encore les lieux il y a moins de deux siècles. Fissures profondes, roches polies et reliefs sculptés par les éléments se succèdent sous les semelles. Une chose est sûre, ce sentier lunaire n’a rien de monotone !
La boucle d’une dizaine de kilomètres mène jusqu’à la cabane de Prarochet, perchée à 2556 mètres d’altitude. Une halte bienvenue pour reprendre son souffle, s’offrir un rösti bien mérité ou simplement profiter du panorama.
Le + Pensez à emporter vos jumelles : les gypaètes barbus, pourtant rares, font régulièrement de majestueuses apparitions dans le secteur.

À Loèche-les-Bains, l’eau est partout. Dans les bassins des centres thermaux de la station, bien sûr, mais aussi là où on ne l’attend pas forcément. Car avant de se faire dorloter dans les thermes, elle dévale la montagne, creuse la roche et façonne des paysages presque poétiques. La passerelle des sources thermales permet justement de suivre son parcours au plus près, suspendu plusieurs mètres au-dessus des gorges de la Dala.
Longue d’environ 600 mètres, cette impressionnante structure d’acier permet de découvrir un décor habituellement réservé aux oiseaux ou aux gouttes d’eau. En contrebas, le torrent poursuit sa course dans un décor brut où les sources chaudes jaillissent directement de la roche. Les plus curieux pourront même repérer un petit treuil permettant de remonter cette eau thermale depuis le fond de la gorge.
Le clou du spectacle arrive un peu plus loin. Un pont suspendu de 21 mètres mène au pied d’une cascade de 35 mètres dont le grondement remplit toute la vallée. L’été, la fraîcheur des embruns est tout aussi appréciable que le panorama !
Le + Une fois sorti de la gorge, libre à chacun de prolonger l’aventure. Point de vue sur la passerelle, détour par le lac Majingsee ou pause gourmande au Weidstübli : plusieurs chemins permettent de poursuivre la balade avant de rejoindre le village.

Parfois, la montagne fournit aussi son mode d’emploi. Vous en doutez ? Entre Finhaut et Émosson, le Sentier du Balcon du Mont-Blanc vous propose pourtant de faire l’école buissonnière…
En effet, les panneaux que vous croiserez en chemin ne servent pas seulement à indiquer la direction. Ils racontent aussi ce qui se cache derrière le paysage. Pourquoi ce vallon a-t-il cette forme ? Comment les glaciers ont-ils sculpté la montagne ? Quelles espèces vivent dans ces milieux d’altitude ? Au fil de la marche, la randonnée glisse quelques réponses.
Et pendant que la curiosité travaille, les yeux ont aussi de quoi s’occuper. Alpages, moraines glaciaires, zones marécageuses et rocailles se succèdent sous les chaussures, tandis que le massif du Mont-Blanc reste accroché à l’horizon. Plus loin, le barrage d’Émosson finit par entrer dans le décor avant une dernière montée vers Six Jeur, à plus de 2000 mètres d’altitude, au cœur d’un biotope protégé. Vous rentrerez de votre leçon avec quelques photos en plus dans votre galerie et deux ou trois anecdotes à ressortir lors du prochain apéro !
Le + Ouvrez l’œil près de la Tête de la Boffa : des empreintes de mains et de pieds gravées dans la roche par le convoyeur postal Louis Lugon-Moulin en 1927 s’y cachent encore aujourd’hui.

On pourrait croire que quelqu’un a poussé un peu trop loin le curseur des couleurs. À Moiry, le bleu n’est pas une couleur. C’est presque une spécialité locale. Du lac de retenue aux torrents glaciaires en passant par les petits lacs d’altitude, cette randonnée semble avoir été dessinée à partir d’une seule teinte… déclinée sous 50 nuances !
À 2500 mètres d’altitude, difficile de savoir ce qui attire le plus le regard. Le lac turquoise qui s’étire au pied du barrage ? Le glacier de Moiry qui ferme la vallée, au-dessus de Grimentz ? Ou les reflets qui changent d’humeur au gré des nuages ? Une chose est sûre : les pauses photo risquent de se multiplier, car on est bien sur l’un des coins les plus instagrammables du Valais !
La boucle contourne ensuite le lac en prenant un peu de hauteur. On traverse des alpages, on longe quelques petits lacs de montagne et l’on croise la Gougra, ce torrent nourri par les eaux du glacier. Partout, le paysage porte les traces du géant de glace qui domine encore le fond de la vallée d’Anniviers. Quant au barrage de Moiry, il mérite à lui seul un arrêt prolongé.
Le + Savourer une tarte aux fruits ou un parfait glacé au Génépi maison sur la belle terrasse du restaurant du lac de Moiry !

Il faut des milliers d’années pour façonner un glacier comme celui d’Aletsch. Heureusement, quelques heures suffisent pour l’admirer. Entre le Bettmerhorn et l’Eggishorn, cette randonnée alpine longe l’un des paysages les plus spectaculaires de Suisse.
Là-haut, le temps ne semble plus avancer tout à fait au même rythme. Entre le Bettmerhorn et l’Eggishorn, le sentier longe une ligne de crête avec, plusieurs centaines de mètres plus bas, le plus grand glacier des Alpes. Un géant de glace qui s’étire à travers le paysage depuis bien avant l’invention des chaussures de randonnée.
Le parcours demande un pied sûr. Certains passages, bien sécurisés, traversent des zones plus exposées où l’on se surprend parfois à ralentir. Pas forcément par prudence. Plutôt pour trouver une bonne excuse de rester quelques minutes de plus face au décor.
Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le glacier d’Aletsch fait partie de ces endroits qui rappellent à quel point la nature est incroyable !
Le + Avec le Pass Découverte d’Aletsch, les remontées mécaniques permettent d’explorer facilement les différents points de vue de l’Aletsch Arena avant ou après la randonnée.
Quelques conseils pratiques. On aimerait croire qu’une belle randonnée se résume à enfiler ses chaussures et suivre le premier panneau venu. La montagne, elle, préfère généralement les marcheurs un peu prévoyants. Un coup d’œil à la météo, un itinéraire adapté à son niveau, suffisamment d’eau, une protection contre le soleil et quelques vêtements chauds peuvent éviter bien des déconvenues une fois les lacets serrés.
Et une fois sur les sentiers, place au savoir-vivre. En Valais, randonneurs, vététistes, troupeaux, chiens de protection et faune sauvage partagent le même décor. Rester sur les chemins balisés, refermer les clôtures, emporter ses déchets et respecter les animaux font partie des réflexes qui permettent à chacun de profiter de la montagne dans les meilleures conditions. Après tout, la montagne offre beaucoup à ceux qui la parcourent. La moindre des choses est de lui rendre la pareille.
Et si l’idée de jongler entre billets, télécabines et réservations vous fatigue déjà, sachez que le Valais propose aussi plusieurs offres combinées regroupant remontées mécaniques et excursions.
Bonne nouvelle pour les amateurs de randonnée : cet été, il est possible de rejoindre le Valais sans avoir recours à sa voiture. Grâce à l’offre Mobility Ticket, les personnes résidant en Suisse qui réservent au moins deux nuits consécutives dans un hébergement partenaire bénéficient d’un voyage aller-retour gratuit en transports publics entre leur domicile et leur lieu de séjour.
Valable jusqu’au 31 octobre 2026, cette offre permet de consacrer son budget aux expériences plutôt qu’au trajet.

Les scientifiques se pencheront peut-être un jour sur le phénomène. En attendant, les faits sont là : plus le panorama est beau, plus l’envie d’un apéro se fait sentir. Pour vérifier cette théorie sur le terrain, Valais/Wallis Promotion propose également un kit rando apéro composé d’un couteau suisse, de quatre gobelets en inox et d’une planchette en bois. En Valais, l’apéro, c’est sacré.. et sacrément bon !
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