Recherche
Recherche
Recherchez une activité, un loisir en Suisse
RECHERCHE PAR CRITÈRES
Recherche
RECHERCHE

Archives

Pour son dixième...
Au menu estival,...
Au sommaire de sa 8ème...
Pour sa 7ème parution,...
Le numéro 5 de...
Pour sa quatrième...
Pour admirer de belles...
Chaque hiver, vous...
Grâce à ce premier...

Sondage

Sur Loisirs.ch je cherche :

Loisirs.ch n°5 - ÉTÉ 2009

Ascension du Bishorn

un 4000 mètres à votre portée

Deux jours de course et quelque 2500 mètres de dénivelé cumulés. Répertorié au nombre des sommets accessibles aux novices, le Bishorn ouvre la voie au toit des Alpes. Balade sur le Petit Poucet de la Couronne impériale. Entre vertige et fascination. Texte et photos : Vanda Janka

«La première ascension du Bishorn a été réalisée par l’Anglaise Elizabeth Burnaby en 1884 et lui a valu son surnom de « sommet des Dames », explique Frédéric Salamin, membre de la Société des guides du val d’Anniviers. Evidemment, il ne faut pas sous-estimer les effets de l’altitude. Mais ce mamelon de 4153 mètres ne présente aucune difficulté technique et reste accessible à tout bon randonneur de dix à soixante-dix ans. » Le sommet des Dames exige toutefois quelques efforts. sensations C’est qu’avant de poser le pied sur le glacier il faut gagner la cabane du Tracuit. Environ cinq heures de marche et 1600 mètres de dénivelé. Le ton est donné dès les premiers lacets qui serpentent à la sortie de Zinal. Le sentier quitte rapidement le couvert des sous-bois pour s’accrocher aux alpages du Chiesso. Par-delà l’ancienne laiterie, il grimpe vaillamment vers le roc de la Vache, enjambe la cascade du même nom, avant de se perdre dans un paysage démesuré.

Harmonie des sommets
Déjà une heure et demie de marche. Souffle et pas résonnent au diapason en un rythme hypnotique et envoûtant. Et soudain, l’espace s’ouvre sur la géométrie d’un décor minéral et rigoureusement dessiné. 2800 mètres d’altitude. Le chalet de Combautanne planté sur le dernier alpage verdoyant. Une barrière de rochers s’étire jusqu’à la Pointe-d’Arpitettaz. Au-delà, une improbable dentelle de sommets immaculés brode le ciel d’un bleu profond. L’arête du Weisshorn, l’éperon rocheux du Zinalrothorn, les crêtes de l’Obergabelhorn, la pyramide de la Dent-Blanche. La Couronne impériale s’élève, aérienne et majestueuse, audessus d’une palette de gris, de rouges et d’ocres rutilants. A l’extrême gauche, une miniature qui semble stratifiée dans la roche : la cabane de Tracuit. Le paysage est envoûtant. La pause, elle, aussi alléchante que traîtresse. Il reste en effet quelque 500 mètres de dénivelé avant d’atteindre le refuge convoité. Plus de deux heures et demie de marche dans un pierrier abrupt et largement ensoleillé. Dernier obstacle : une étroite cheminée munie d’une corde salvatrice. Et enfin, le refuge perché à 3265 mètres d’altitude.

 

 

La cabane de Tracuit
La cabane est spartiate. Trois dortoirs pour une centaine de randonneurs ronfleurs et périodiquement agités par une furieuse envie d’uriner… Dehors, les petits groupes se relaient devant la porte des toilettes, le nez planté dans un immense ciel étoilé qui détrône déjà la fatigue des nuits blanches. Cinq heures du matin. Ambiance fébrile. Les lambeaux de la nuit s’accrochent encore aux carreaux des rares fenêtres tandis que, entre tartines et gorgées de café, les alpinistes en herbe fourragent dans leur sac à la recherche de gants, bonnets et autres indispensables cache-nez. Certains s’accrochent encore à quelques couches de vêtements que le guide souhaite visiblement éliminer. « Le sommet est à plus de 900 mètres de dénivelé, répète patiemment Ivan Filliez. Dans ce genre d’ascension, on n’a pas le temps d’avoir froid. »

A la conquête du sommet Les premières cordées s’ébrouent déjà dans le petit matin bleuté. « Nous les rattraperons lorsqu’ils chausseront les crampons », rassure Ivan en bouclant tranquillement son baudrier. Harnachés comme des chevaux de trait, nous nous accrochons aux quelques mètres de corde qui nous relient à notre guide. Les couleurs de l’aube caressent déjà les sommets et enflamment l’immense marée de brume qui déferle à nos pieds. Alors, nous marchons. Simplement. Heureux de respirer goulûment cet air nouveau et vivifiant. « Gardez la corde tendue, répète Ivan Filliez. C’est notre assurance vie. Ce glacier est criblé de crevasses, explique- t-il. Elles sont généralement perpendiculaires à la ligne de pente et se forment là où la glace casse pour s’adapter à la géologie du terrain. Nous marchons sur des ponts de neige qui peuvent lâcher à tout moment. ». Il guide nos pas et nous conseille d’intensifier la cadence de nos respirations. « L’hyperventilation contribue à augmenter le transport d’oxygène dans le sang. C’est une bonne technique pour aider le corps à mieux s’adapter à l’altitude. »

     
La magie des hauteurs
Les cordées louvoient sur le versant du glacier et tracent d’éphémères et mystérieux hiéroglyphes sur les pentes enneigées. Crissement des crampons sous les pieds. Lente progression de mamelon en mamelon. Le soleil éclaire subitement le point culminant du Bishorn. Le vent fouette désormais les visages et me promet un prochain rendez-vous au sommet. La cordée aborde la dernière pente sans avoir véritablement souffert du manque d’oxygène. Les randonneurs en herbe confessent tout au plus
  une délicieuse euphorie. Légèreté provoquée par l’altitude ou le simple plaisir d’avoir conquis le premier 4000 ? Qu’importe. Le sommet des Dames offre un panorama à 360 degrés. Couronne impériale, Mont-Rose, massif du Mont-Blanc, Alpes bernoises. La valse des cimes les plus mythiques habille le bleu d’un ciel parfait. A quelques pas, une arête immaculée serpente nonchalamment jusqu’au Weisshorn. 4506 mètres d’altitude. Un rêve que nous n’osons pas rêver.
     

Hébergements pour randonneurs


La cabane du Tracuit (3265 m)
L’un des refuges les plus fréquentés mais aussi les plus vétustes du Club alpin suisse. Trois dortoirs pour 100 couchettes.

Ouverture : de mi-juin à mi-septembre et de fin mars à début mai
Demi-pension : 65 francs par personne
Réservation obligatoire.
Tél. 027 475 15 00

Hôtel Europe à Zinal
Au centre du village, un standard qui allie confort et tradition. Chambres spacieuses avec ou sans mezzanine, mais toujours avec balcon. Avantage pour les randonneurs : l’établissement dispose d’une minisalle de fitness agrémentée d’un jacuzzi et d’un sauna.

Chambre avec petit-déjeuner : de 87 à 115 francs.
Tél. 027 475 44 04
www.europezinal.ch

 

Hôtel Le Besso à Zinal
Une belle bâtisse de gneiss construite en 1879 dans la plus pure tradition de la région. Le rendez-vous des « gentlemen randonneurs » d’antan. Pas de luxe ostentatoire, mais diablement convivial. Le patron, Philippe Coulon, est un habitué des fourneaux. Ce Français d’origine fréquente les cuisines depuis l’âge de douze ans, et ça se sent.

Chambre avec petit-déjeuner : de 75 à 85 francs.
Tél. 027 475 31 65
www.lebesso.ch

   


Le mal aigu des montagnes (MAM)
 
Quelque 9% des personnes en souffrent dès 2850 mètres et plus de 50% au-delà de 4000 mètres. Les enfants ne sont vraisemblablement pas plus exposés que les adultes. Leur comportement très actif peut toutefois entraîner une plus grande fréquence des troubles et il est conseillé de ne pas exposer les jeunes de moins de 10 ans aux risques de la haute montagne. « N’importe qui, sportif ou non, peut être frappé par le MAM, prévient Bengt Kayser, physiologiste de l’exercice et professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Genève. La mesure   préventive la plus efficace consiste à monter progressivement et à respecter des paliers d’acclimatation adaptés. » Les symptômes se limitent souvent à des maux de tête, nausées, vomissements, bourdonnements d’oreilles et profonde lassitude. Selon les cas, il faut opter pour un repos absolu ou une descente à altitude inférieure. Mais attention : les troubles de l’altitude ne sont pas toujours anodins. Ils peuvent évoluer vers des pronostics vitaux tels que l’oedème pulmonaire (quintes de toux, essoufflement, voire coma) ou l’oedème cérébral.

 

Des sommets à la carte…

Pour les amoureux de la montagne peu entraînés, les sommets qui entourent la vallée de Saas offrent un panel de 4000 mètres particulièrement faciles d’accès. Ici pas de marche d’approche, mais des remontées mécaniques qui propulsent le randonneur à plus de 3000 mètres.
     
Allalin (4027 m)
Ascension : 2 heures
Descente : 1 heure
Le plus facile et le plus apprécié de nos sommets de 4000 mètres. L’ascension de l’Allalinhorn débute à la station d’altitude du Métro alpin de Mittelallalin (3500 mètres d’altitude). Deux heures de marche et 500 mètres de dénivelé suffisent pour atteindre le sommet. Panorama sur les sommets du Mont-Blanc, du Matterhorn et de Piz Bernina. Excursion idéale pour débutants.
  Weissmies (4023 m)
Ascension : 3 heures 30
Descente : 1 heure
Egalement un sommet de 4000 mètres facile et apprécié. Le téléphérique conduit le randonneur à Hohsaas (3100 m). Le sommet se trouve 900 mètres plus haut, au bout de la voie escarpée des glaciers. Vue imprenable du Monte-Rosa à Bernina.

 

Alphubel (4206 m)
Ascension : 4 heures
Descente : 2 heures 30
Téléphérique jusqu’à la Mittelallalin (3500 m). L’ascension passe par le Feejoch (3826 m), l’escalade du Feekopf (3888 m) avant d’atteindre l’Alphubeljoch (3782 m) et de se terminer sur le sommet. La balade est particulièrement diversifiée et requiert une bonne condition physique.

 

 

Informations :
Valais Tourisme
- Tél. 027 327 35 70
- www.valais.ch

Météo Lausanne

Voir la météo
Météo
Toute la météo
Jeudi
assez ensoleillé
Vendredi
assez ensoleillé
Samedi
assez ensoleillé
Dimanche
assez ensoleillé

Suivez-nous !

Concours

260 invitations à gagner
Tous les concours