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Raquettes

Cinq randonnées inédites testées pour vous
En raquettes à l'assaut des sommets
Marre des sentiers damés et surbalisés? ça tombe bien, notre spécialiste ès balades Michaël Pool vous a concocté une série de randonnées inédites aux quatre coins de la Suisse romande.
VAUD: les Alpes loin des stations
Cette randonnée à raquettes inédite, à l’écart des sentiers battus, vous emmène à La Sia (1464 m) pour une vue à couper le souffle sur toute la région.
Carte au 1:25 000: Les Diablerets, feuille 1285.
Départ: gare des Planches sur la ligne Aigle-Sépey-Diablerets et sur la route Le Sépey-La Forclaz.
Difficulté: minime par bonnes conditions. De brefs passages en pente forte ou en dévers requièrent un minimum d’attention. Les parties non balisées exigent un peu de sens de l’orientation.
Dénivellation: environ 500 m.
Durée: environ 4h.
De la gare des Planches, sur la ligne Aigle-Sépey-Diablerets, nous suivons le balisage pédestre pour La Forclaz. On coupe la route, et un chemin en forêt, d’abord en pente douce, puis par des lacets plus raides, nous amène à l’entrée du village de La Forclaz. Traversons la route et, en tirant à droite, élevons-nous vers un chalet isolé. On rejoint une route en général déneigée que l’on suit à droite jusqu’à la forêt. Il nous faudra peut-être brièvement déchausser pour traverser le bois. Ensuite, on continue en s’élevant parallèlement à la route. Bientôt, un passage déboisé s’ouvre à main gauche pour grimper dans la pente. Après un hangar sur un chemin, on escalade le sommet de La Sia à 1464 m. La vue sur la vallée des Ormonts et le massif des Toursd’Aï est spectaculaire. Redescendons sur le chemin que nous suivons à gauche jusqu’au chalet de Pra Mouy. Continuons à gauche entre la route et la pente et gagnons en descente La Forclaz dans un joli vallon ensoleillé. Au village, on fera une halte au bistrot et on grimpera vers l’église en bois.
Retour en pente plus douce
En repartant vers Le Sépey, nous retrouvons
à droite notre sentier pour
redescendre sur Les Planches. Avant
de reprendre le train, un bonus:
empruntons le sentier qui conduit
à droite au beau pont historique.
Enjambons la Grande Eau et montons
jusqu’à une petite route que l’on suit
à gauche pour rejoindre la route du
Sépey. On gagne à gauche la gare des
Planches en franchissant le pont routier
et ferroviaire.
FRIBOURG: montée au sommet à travers bois
Un itinéraire qui nous emmène au point culminant du massif du Gibloux (1204 m.), bastion des Préalpes.
Cartes au 1:25 000: Moudon et Gruyères, feuilles 1224 et 1225.
Départ: Camping de Sorens, accessible par bus de Bulle ou de Romont.
Difficulté: aucune par bonnes conditions, mais un minimum de sens de l’orientation est requis hors itinéraire balisé. A éviter par mauvaise visibilité.
Dénivellation: moins de 200 m.
Durée: environ 2h30.
A l’arrêt du car venant de Bulle (côté forêt), prenons le chemin qui monte dans le bois. On rejoint une route forestière balisée pour la raquette que nous suivons à droite. Au bout d’un demi-kilomètre, bifurquons à gauche pour gagner l’arête. On la remonte à droite jusqu’à une table et des bancs pour le pique-nique, au lieu-dit La Cierne. Nous quittons ici l’itinéraire balisé pour prendre à gauche le Sentier botanique forestier du Gibloux (SBFG). On atteint bientôt une clairière et on aperçoit la tour des télécommunications. Attaquons la montée finale en nous élevant à droite, puis en revenant à gauche dans la forêt. On passe à côté de la fontaine à Catillon et, peu après, on débouche sur la crête que l’on suit à droite jusqu’au sommet du Gibloux. Attention aux chutes de glaçons, restons à l’écart de la tour. Le coup d’oeil sur la Gruyère et la chaîne des Muverans est magnifique. Continuons sur le chemin qui parcourt l’arête. On regagne en descente La Cierne. Ici nous prenons le Sentier botanique forestier du Gibloux (SBFG) à gauche.
Descente à travers les pâturages
La descente en forêt est assez raide
et on coupe bientôt un large chemin
damé. Continuons tout droit, puis
sortons à découvert et cheminons
à droite dans de magnifiques pâturages
dominant le chalet d’alpage
des Troncs. Sans trop descendre, on
rejoint la route de Sorens, où nous
déchaussons pour remonter en
quelques minutes à droite jusqu’au
camping. On pourra se désaltérer au
bistrot en attendant le car du retour
ou avant de reprendre le volant.
NEUCHATEL: en liberté sur les crêtes du Jura
Une balade traversant la vallée des Ponts avec ses airs de taïga direction le Mont-Racine, à 1439 m.
Carte nationale au 1:25 000: Val-de-Ruz, feuille 1144.
Départ: Camping de Sorens, accessible par bus de Bulle ou de Romont.
Difficulté: minime par bonnes conditions. Les pentes du Sentier des statues sont fortes. Le passage en dévers sous la crête peut être délicat par neige soufflée ou verglacée. Bonne visibilité indispensable!
Dénivellation: 400 m.
Durée: 4h30.
De la gare de La Sagne-Le Crêt, traversons la plaine en direction du hameau que nous apercevons de l’autre côté. On atteint une rivière, le Grand Bied, qu’on longe à droite pour trouver un pont. Gagnons les fermes de Marmoud. Le Sentier des statues est bien indiqué. La montée est raide et sinueuse, le sentier pas toujours bien visible, mais les statues nous guident et agrémentent notre ascension. Un refuge nous invite à reprendre notre souffle, puis nous reprenons la montée jusqu’à la sortie de la forêt. On aperçoit le chalet d’alpage de La Grande Racine, mais nous continuons à monter sur la droite en direction d’un indicateur du tourisme pédestre. Nous suivons le balisage, franchissons un rideau d’arbres et bientôt la pente se redresse. La progression en dévers peut être fastidieuse selon les conditions. Le chemin pénètre dans la forêt, puis débouche sur la crête, d’où nous découvrons d’un coup la vue époustouflante. Il suffit de suivre à gauche l’arête jusqu’au signal géodésique couronnant le sommet du Mont- Racine.
Retour en pente plus douce
Le retour peut s’effectuer par le
même chemin, mais on peut éviter
les pentes raides du Sentier des statues
en passant par le chalet de La
Grande Racine. On continue ensuite
sans changer de direction jusqu’au
chalet de La Charbonnière.
Une fois arrivés à ce point, on descend
sur sa gauche pour trouver un
chemin qui traverse un bois, fait un
grand virage à gauche, puis amorce
la descente dans la forêt jusqu’à
Marmoud. De là nous retraversons
la plaine pour gagner la gare de La
Sagne-Le Crêt.
VALAIS: où règne le silence de la montagne
A quelques pas de Martigny, la montée à l’alpage de L’Arpille nous emmène à 1813 m.
Carte au 1:25 000: Sembrancher, feuille 1325.
Départ: Ravoire, arrêt du car Feylet (terminus de la ligne Martigny-Ravoire).
Difficulté: minime par bonnes conditions, mais attention! les chemins peuvent être verglacés lorsqu’il n’a plus neigé depuis longtemps.
Dénivellation: 650 m.
Durée: environ 4h30.
De l’arrêt du car Ravoire-Feylet, montons jusqu’au chemin goudronné qui grimpe à gauche dans le hameau de Chez-les-Proz. Après le dernier chalet, on chausse les raquettes, et un joli chemin nous amène aux chalets de Chez-les-Pillet. Continuons de monter dans la même direction (indication Le Coeur). On pénètre en forêt pour déboucher dans une clairière avec des chalets, Plan Bocon, où nous faisons une première pause. A gauche du chalet Gai-Matin, on découvre un oratoire. Notre chemin passe à gauche, revient à droite et rejoint rapidement une route forestière que nous suivons à gauche sans grande dénivellation. On sort du bois pour passer sous les chalets des Clous. Après un tronçon en forêt, on atteint une route damée que l’on suit brièvement à gauche en descente. On trouve alors l’itinéraire balisé pour la raquette que nous suivons à droite. La montée raide conduit à un pâturage d’où l’on aperçoit bientôt les chalets d’alpage de L’Arpille. Au chalet supérieur, un banc et une table nous permettront de pique-niquer face à un panorama grandiose sur le massif du Trient, le Grand- Combin, le Mont-Blanc de Cheillon et les Alpes bernoises.
A travers les épicéas
Redescendons brièvement sur notre
itinéraire de montée, puis suivons
plus à gauche l’itinéraire balisé pour
la raquette. La pente est agréable, et
une route forestière pénètre dans une
forêt d’épicéas. Après une épingle à
cheveux à droite, au bout d’un kilomètre,
on retrouve à gauche notre
chemin de l’aller qui nous ramène à
Ravoire.
JURA: entre ciel et lacs
Moins fréquenté que son voisin le Chasseral, le Mont-Sujet est un vrai paradis pour la raquette avec ses grands espaces et sa vue inoubliable.
Carte nationale au 1:25 000: Chasseral, feuille 1125.
Départ: terminus du bus 70 pour les Prés d’Orvin au départ de la gare de Bienne. En voiture, de Bienne direction Saint-Imier, puis à Frinvillier direction Orvin.
Difficulté: minime. Il n’y a pas de balisage sur les crêtes. On n’entreprendra donc cette randonnée que par bonne visibilité. Un minimum de sens de l’orientation est requis.
Dénivellation: environ 400 m.
Durée: environ 4h.
Suggestion: Si l’on souhaite une balade plus courte (2h30), on s’arrêtera au premier sommet point 1337.4 et on reviendra aux Prés d’Orvin par le même chemin.
En sortant du bus, traversons la route et grimpons à gauche des téléskis. Nous rejoignons rapidement une route d’alpage non déneigée qui pénètre en forêt. La montée en pente douce est agréable. Bientôt, on sort à découvert et au bout de 300 m nous bifurquons à droite pour gagner le chalet de Noire Combe. Passons à gauche des téléskis et trouvons un passage dans la clôture. Un chemin peu visible continue au-delà. On monte en pente douce sur un demi-kilomètre, puis, en tirant à droite, on gravit les pentes soutenues. On aperçoit bientôt la croix du sommet du Mont-Sujet. C’est le moment de nous octroyer un instant de pause dans ce lieu d’une beauté hors du commun. Continuons en descendant à droite de nos traces de montée vers une ferme, la Bergerie du Mont-Sujet, dite aussi Bergerie du Bas.
Descente à travers les pâturages
Poursuivons ensuite notre chemin
sur la route d’alpage jusqu’à la ferme
suivante, la Bergerie du Haut. De là,
nous escaladons le point culminant
du Mont-Sujet, à 1382 m d’altitude,
d’où la vue est à couper le souffle.
Nous revenons sur nos pas jusqu’à la
Bergerie du Bas.
Restons sur la route jusqu’au virage
à droite. Là nous suivons le chemin
qui continue dans la même direction
et nous retrouvons bientôt nos traces
de montée qui nous ramènent aux
Prés d’Orvin.







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